Nous vivons dans une société qui valorise énormément la constance.

Respecter son rythme naturel : illustration corps et cycles de vie
Respecter son rythme naturel : illustration corps et cycles de vie

Être disponible au même niveau chaque jour. Avoir la même énergie.
Produire avec la même efficacité.
Répondre présent. Tenir le rythme.

Et quand notre énergie baisse, quand nous avons besoin de ralentir, de nous retirer, de faire moins, nous avons souvent vite fait de penser qu’il y a quelque chose qui ne va pas.

Que nous manquons de discipline.
Que nous sommes trop changeantes.
Que nous devrions réussir à nous organiser autrement.

Pourtant, le vivant ne fonctionne pas comme cela.

La nature ne produit pas en permanence.
Elle alterne les périodes de croissance, d’expansion, de maturité, de dépouillement et de repos.

Notre corps, lui aussi, traverse des rythmes.
Notre énergie monte, descend, s’ouvre, se retire. Notre besoin de lien varie.
Notre capacité de concentration aussi.
Certains jours, nous avons envie de créer, d’agir, de rencontrer.
D’autres jours, quelque chose en nous demande davantage de silence, d’intériorité ou de lenteur.

Et malgré cela, beaucoup d’entre nous continuent à essayer de vivre comme si tous les jours devaient se ressembler.

Nous avons appris à écouter les exigences avant d’écouter nos sensations

Très tôt, nous apprenons à tenir compte de l’heure, de l’agenda, de ce qui est attendu de nous.

Il faut se lever parce qu’il est l’heure.
Manger parce que c’est le moment.
Travailler parce que c’est prévu.
Continuer même lorsqu’on est fatiguée.
Rester disponible même lorsqu’on aurait besoin de s’isoler.

Peu à peu, les signaux du corps deviennent secondaires.

Corps et cycles 2

Nous savons parfois parfaitement ce que nous “devrions” faire, mais beaucoup moins ce dont nous avons réellement besoin.

Et lorsqu’une sensation apparaît :fatigue, irritabilité, besoin de solitude, envie de mouvement, élan créatif, nous cherchons souvent immédiatement à la corriger ou à l’expliquer.

Alors qu’elle pourrait simplement être une information.
Respecter son rythme ne veut pas dire tout arrêter
C’est peut-être l’une des confusions les plus fréquentes.

Écouter son rythme ne signifie pas renoncer à ses responsabilités et attendre de se sentir parfaitement disponible avant d’agir.

Il s’agit plutôt d’apprendre à reconnaître les différentes qualités d’énergie qui nous traversent.

Certains moments sont plus propices à l’élan, à l’action et à l’exposition.
D’autres à la réflexion, au tri, à l’intégration.
D’autres encore au lien, à la créativité, au repos ou à la prise de recul.

Lorsque nous cessons de demander à chaque journée de produire exactement la même chose, nous pouvons commencer à nous organiser autrement.

Non plus seulement autour de ce que nous devons faire, mais aussi autour de la manière dont notre énergie est disponible pour le faire.

Notre cyclicité peut devenir une boussole

Pour certaines femmes, le cycle menstruel constitue un repère très concret.
Pour d’autres, notamment lorsque les cycles deviennent irréguliers ou disparaissent, la Lune peut offrir un autre support d’observation.

Pas comme une règle à laquelle il faudrait obéir. Mais comme un rythme extérieur qui nous invite à regarder ce qui se passe à l’intérieur.

Qu’est-ce qui s’ouvre en moi aujourd’hui ?
De quoi ai-je davantage besoin ?
Est-ce un moment d’expansion ou de retrait ?

Est-ce que quelque chose demande à naître, à être nourri, à être terminé ou simplement laissé tranquille ?

L’intérêt n’est pas de devenir dépendante d’un calendrier lunaire.
Il est de retrouver une capacité que nous avons parfois perdue : observer notre propre mouvement.

Il n’y a pas un “bon” rythme féminin

C’est aussi essentiel.
Se reconnecter à sa cyclicité ne consiste pas à adopter une nouvelle norme.
Ce n’est pas remplacer :

“Je dois être productive tous les jours”

par :

“À telle phase, je devrais forcément ressentir ceci.”

Nous ne sommes pas toutes traversées de la même manière.

Le cycle, la Lune, les saisons ou encore les différents archétypes féminins peuvent devenir des miroirs. Mais ils ne doivent jamais devenir des prisons.

La vraie question reste toujours :

Qu’est-ce qui est vivant pour moi maintenant ?

Peut-être que le premier pas est simplement d’observer

Pendant quelques jours, vous pouvez essayer quelque chose de très simple.
À la fin de votre journée, prenez quelques minutes et notez :

Comment était mon énergie aujourd’hui ?
De quoi avais-je spontanément envie ?
Qu’est-ce qui m’a donné de l’énergie ?
Qu’est-ce qui m’en a pris ?

Ai-je ressenti davantage d’élan vers l’extérieur ou davantage de besoin de revenir vers moi ?

Sans chercher à modifier quoi que ce soit.
Simplement observer.
Parce que retrouver son rythme commence rarement par une grande décision.

Cela commence souvent par le fait de recommencer à s’écouter.
Et parfois, lorsqu’on observe suffisamment longtemps, on découvre que notre énergie n’était pas incohérente.
Elle avait simplement son propre langage.

🌱 Pour aller plus loin

Le mercredi 9 septembre à 20h30, je proposerai une soirée gratuite en ligne autour de la cyclicité et de nos différents rythmes.

👉   inscription-soiree/cycleetfemmes

Nous explorerons ensemble ce que notre cycle, notre énergie et la Lune peuvent nous apprendre lorsque nous cessons de vouloir être la même femme tous les jours.

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